Shanghai Gesture(c)Martin__ Salazar
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La statuaire et son envers
 
Martín Salazar

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Juin 2017

Artistes :

En savoir plus :

La WITHoutARTgalerie est heureuse de vous inviter à la première exposition personnelle de Martín Salazar en France.

Le travail de cet artiste cosmopolite est à l’image de son parcours : d’origine péruvienne, il a en effet longtemps résidé et travaillé en Chine, avant de s’installer à Paris en conservant néanmoins un atelier à Pékin. Ses sculptures en bronze ou en bois peuvent être réparties d’après trois sources d’inspiration : sujets religieux réalisés notamment en réponse à des commandes au début de sa carrière ; motifs issus de l’art populaire traités de manière très personnelle et pittoresque ; enfin, transpositions de peintures essentiellement chinoises dans l’espace tridimensionnel de la statuaire.

Conformément à sa vocation transculturelle, la WITHoutARTgalerie expose en nombre ces sculptures inspirées de l’histoire de l’art chinois. Notons que parmi celles-ci, figurent des statues où Martín Salazar se livre à des interprétations intempestives voire burlesques de l’iconographie chinoise. L’atteste par exemple, le titre des œuvres suivantes : French Cancan à la mode chinoise, La Dame de Shanghai ou encore Marlène [Dietrich] ; ces personnages aux visages impassibles sont interprétées par des « Dames » inspirées de la peinture remontant à un âge d'or de la civilisation chinoise : la dynastie des Tang (618-907) ; mais Martín Salazar leur prête des attitudes et des vêtures occidentales et anachroniques, allant parfois jusqu’à les dévergonder.

Outre ces extrapolations et ces télescopages ou ces « collages » transculturels, Martín Salazar se distingue notamment par son aptitude remarquable à traduire en volume des attitudes corporelles ou des images issues d’une surface plane. Sa transposition en bronze du célèbre poète Li Bai représenté de profil est à cet égard exemplaire : malgré la densité matérielle du bronze et le traitement abréviatif des reliefs qui accrochent la lumière, cette statuette conserve la spontanéité et l’élan de l’original exécuté par Liang Kai, en quelques coups de pinceau et à l’encre de Chine. C’est aussi grâce à ce sens de « la posture » comme il l’appelle lui-même, que Martín Salazar parvient en virtuose à sculpter le vent qui balaie le Cheval et palefrenier en hiver qu’il a transposé d’après une œuvre de Zhao Mengfu. De même, son Miroir s’évertue à rendre visible la dimension virtuelle ou l’envers intangible de la sculpture, plutôt que de simples statues. Enfin, ce jeu entre dissimulation (ou omission) et exhibition (ou ostension), se retrouve dans les autres œuvres du statuaire, fussent-elles plus personnelles ou apparemment fantasques, telles par exemple La Corrida ou Le Canon.

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